Le 3 avril 2025 marque le premier anniversaire de la signature de l’Accord du 3 avril, qui a conduit à la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en Haïti. Un an après, force est de constater que la majorité des engagements pris dans cet accord n’ont toujours pas été respectés, laissant un bilan mitigé à ce processus qui devait apporter une solution à la crise politique et institutionnelle du pays.
Ce jeudi, alors que l’on célèbre l’anniversaire de l’accord, certains acteurs politiques signataires ont décidé de descendre dans la rue pour demander la démission du gouvernement intérimaire qu’ils ont eux-mêmes contribué à mettre en place. Une démarche qui continue de susciter de vives réactions au sein de la population haïtienne. En effet, beaucoup estiment que ces acteurs ne sont pas en mesure d’exiger la chute du gouvernement intérimaire, ayant été à l’origine de sa création.
L’indignation populaire grandit à mesure que la question du sort de la CPT continue de diviser le pays. Pour une grande partie de la population, l’échec du CPT représente non seulement un échec institutionnel, mais aussi celui des partis politiques et des personnalités qui ont signé l’accord il y a un an. Pour eux, la situation actuelle semble être l’aboutissement d’un processus mal engagé, où les engagements ont été ignorés et les attentes de la population n’ont pas été prises en compte.
Ainsi, alors que les manifestations s’intensifient dans les rues, la question demeure : qui est réellement responsable de l’impasse actuelle ? Le gouvernement intérimaire ou ceux qui, par leurs signatures, ont contribué à sa mise en place et se retournent aujourd’hui contre lui ?